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Alternance : la vision de Schneider Electric

Nathalie Albertin pour Schneider Electric

Schneider Electric s’intéresse particulièrement à l’alternance : quel volume cela représente-t-il et dans quelles spécialités  ?

Nous accueillons environ 600 nouveaux apprentis par an, du CAP au Bac+5/+6, dans des filières aussi variées que les métiers Schneider : R&D, production, supply chain, commerce/marketing, mais également dans les fonctions support (RH, finance, qualité). Nous recrutons régulièrement des profils techniques : génie électrique, mécatronique (mécanique et électronique), automatismes, logiciel embarqué.  

L’alternance est souvent vécue comme une contrainte pour les entreprises. Comment le gérez vous ?

Effectivement, l’alternance soulève une double contrainte de coût (supérieur à ceux d’un stage par exemple) et d’accompagnement sur la durée (1 à 3 ans à Schneider Electric selon le diplôme et le type de contrat). Mais nous y voyons surtout des opportunités. Tout d’abord celle d’aider à l’insertion professionnelle des jeunes dans les métiers de l’énergie. L’insertion des jeunes via l’apprentissage fait partie des valeurs de Schneider Electric depuis le début des années 90. Le taux d’insertion des jeunes est bon après une alternance, ainsi que le taux de réussite du diplôme (96% pour nos alternants Schneider Electric en 2015). Les alternants participent également à la réussite de l’entreprise par leur activité et les missions qui leur sont confiées. Enfin, ils constituent un vivier de talents en vue de recrutements futurs.

Quel pourcentage sont finalement recrutés après leur apprentissage  ?

L’insertion professionnelle peut se réaliser de différentes manières  : emploi direct en CDI, VIE ou emploi indirect (intérim…). Nous mettons également nos alternants sortants au contact d’autres entreprises via l’initiative engagement jeunes.
Environ 30% de nos alternants sortants poursuivent leurs études après leur période d’alternance.
Les alternants représentent 18 à 20% de notre volume de recrutements annuels en CDI, et plusieurs d’entre eux entreprennent un VIE au sein de Schneider Electric chaque année.

En terme d’intégration, les apprentis bénéficient-ils d’une approche spécifique  ?

Nous respectons d’abord le cadre légal qui définit les caractéristiques du tuteur en termes de formation et expérience ainsi que le nombre maximum d’alternants à sa charge, et le volume d’alternants sur l’effectif de l’entreprise.
A cela s’ajoute un accord d’entreprise triennal qui définit les conditions d’accueil des jeunes en alternance  :
● formation du tuteur,
● grille de rémunération spécifique aux apprentis, supérieure aux minimas de la métallurgie afin de gagner en attractivité,
● prime de réussite à l’examen,
● accompagnement en cas d’éloignement : Schneider Electric possède de nombreuses implantations en France et toutes n’ont pas le centre de formation recherché à proximité. Pour encourager les jeunes à postuler, Schneider Electric participe financièrement au deuxième loyer le cas échéant ou bien aux déplacements occasionnés par l’éloignement,
● enfin, lorsque qu’une “séquence de travail à l’étranger” est demandée dans le cursus de l’étudiant (surtout pour les écoles de commerce et les écoles d’ingénieurs), celle-ci peut se réaliser au sein du groupe Schneider Electric.

Certaines spécialités sont-elles plus faciles à intégrer que d’autres  ?

Pour qu’un contrat d’alternance soit validé, le terrain d’accueil en entreprise doit être cohérent avec le référentiel du diplôme préparé. Si tout est bien pensé en amont, il n’y a pas de raison pour l’intégration soit difficile !


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