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L’alternance pour l’IAE de Paris

JP Helfer pour l'IAE de Paris

L’alternance s’est étendue aux écoles de commerce / de management assez récemment. A l’IAE de Paris, à quand remonte ce choix et avec quelles motivations ?

Notre premier programme en alternance a été proposé dès 1997. Cette volonté est née d’un sentiment que cette formule se situe entre la formation initiale et la formation continue : les étudiants sont jeunes comme en formation initiale et en entreprises comme en formation continue.

L’alternance répond à la fois aux besoins des étudiants et des entreprises. D’un côté, les étudiants souhaitent être rapidement mis en contact avec le monde du travail. De l’autre, les entreprises recherchent de jeunes profils dynamiques et engagés pour des missions courtes.

L’alternance semble être une formule plus appréciée par les étudiants que par les entreprises, notamment en raison de la contrainte de calendrier des cours. Quelle organisation proposez-vous pour pallier ces difficultés ?

C’est un sujet crucial pour l’IAE de Paris, régulièrement remis sur la table avec les entreprises. Si certains secteurs et certaines entreprises voudraient des rythmes brefs (une semaine / une semaine), d’autres voient plus d’intérêt pour des rythmes plus longs.

Nous avons opté pour la deuxième option avec un rythme de trois semaines en entreprise pour une semaine de cours. En effet, pour former des jeunes dans des spécialités RH, gestion ou management, il est plus pertinent leur proposer des missions longues. En trois semaines, les étudiants disposent du temps nécessaire pour faire leurs preuves et prendre en main leur mission du début à la fin.

Nous faisons toutefois quelques exceptions, notamment pour la semaine de séminaire prévue à l’étranger. Dans ce cas, les étudiants restent une semaine de plus à l’IAE de Paris pour la préparer.

La voie de l’alternance n’est pas celle de la facilité : à quelles difficultés l’étudiant doit-il s’attendre ?

L’alternance impose un rythme exigeant qui ne laisse pas de place pour une vie associative par exemple. Lorsqu’il n’est pas en cours, c’est qu’il travaille en entreprise. Mais les bénéfices sont infiniment supérieurs aux difficultés rencontrées. Les demandes sont d’ailleurs très fortes.

Il n’y a aucune limite à l’engagement, la mobilisation et la résistance des étudiants pour mener à bien leurs projets, aussi bien en entreprise qu’en formation. Aucun étudiant ne s’est jamais plaint du rythme de travail.


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